On retrouve des traces de l'homme à Campsas depuis l'époque préhistorique.
Des outils datant de l'époque paléolothique inférieure (plus précisement de la période
Acheuléenne située dans nos régions entre 80 et 30 000 ans) ont en effet été
découverts sur la zone dite du "terrain de sport". Elle correspondrait à l'occupation
des terrasses du Tarn par l'homo erectus qui était à cette époque encore un chasseur
pécheur. On y retrouve alors des bifaces et unifaces ainsi
que des hachereaux.
On trouve ensuite des traces d'occupation à l'époque néolithique
(ou age de la pierre polie), époque ou l'homme avait commencé à se sédentariser.
Plusieurs hypothèses courent concernant l'origine du nom de Campsas.
D'aucuns avancent que Campsas fut à l'origine un camp Romain
( mais Campus signifie plutot champ en latin alors que
camp Se disait Castra qui est plus éloigné de Campsas).
D'autres prétentent qu'un romain nommé Canitius lui aurait transmi son nom.
Quoiqu'il en soit, on retrouve le nom de la paroisse à partir de 1142 dans une bulle du
pape et dans le nom d'une famille de nobles de l'époque, les Canzas.
On retrouve dans les actes notariés de 1161 la mention de biens donnés par
trois frères, Arnaud,Galtier et Cenabruns de Canzas(Campsas) puis en 1181
d'une donation faite par Olivier de Canzas (fils de Galtier) au monastère.
Une partie de Campsas (s'appelant alors Causanis) est vendue le 19 Mars 1270
(de nouveaux par trois frères) Arnaud, Hugues et Bertrand de Jean à un couple:
Bertrand de Corbarieu et Guilleme de Cologne son épouse.

L'autre partie de Campsas étant propriété du roi Philippe V
(dit Le Long , également roi de Navarre sous le nom de Philippe II) qui en fit don
en 1317 à Pierre de Galard (Grand maitre des arbalétriers de France).
Cette donation passa ensuite entre les mains du Maréchal de Boussicaut(1356) puis de
celles de Bertrand de Terride, Vicomte de Gimois en 1357.
En 1476, ODET III de Lomagne, Vicomte de Gimois (qui avait hérité de Marie de Terride)
vendit les seigneuries de Campsas et de Bressols à Francoise de Lapalu et à Francoise
d'Angilbaud puis les leur racheta en 1496.
Il revendit de nouveau Campsas en 1480 à un noble de Toulouse (Louis Minardi)
et récupéra de nouveau la seigneurie dans l'année qui suivie.
Les Calvinistes assiégèrent Campsas et s'en rendirent maitres le 25 Mars 1592 après
une rude bataille.
L'église qui se trouvait autrefois à proximité de l'actuel cimetière fut détruite
puis rebâtie dans le village en 1647.
On pense qu'à l'époque, un château fort ou un monastère fortifié s'élevait à
l'emplacement de la nouvelle église et du presbytère (les anciens fossés d'enceinte sont
restés pendant plusieurs siècles à l'état de mare et ont été comblés en 1906). Ils
ont été remis partiellement à jour lors des derniers travaux d'assainissement).
La seigneurie de Campsas passa ensuite de la maison de Lomagne à la maison
de le Roche de Fontenilles qui en conserva la propriété jusqu'en 1773.
On retrouve en parallèle dans les archives de Campsas la mention qu'en 1630,
Marguerite de Lomagne a livré aux habitants de Campsas (176 propriétaires)
les terres qu'elle détenait moyennant les contributions consenties,
acceptées et inscrites dans le terrier de Campsas.
Une tradition vivace dans les vielles familles de Campsas veut que les anciennes
cloches et objets sacrés du village aient été descendus dans un puits (qui fut
immédiatement comblé) à proximité du cimetière là où commence le vieux chemin de
Montauban , afin d'être soustraites à l'impiété des révolutionnaires de 1793.
L’église paroissiale est dédiée à saint Blaise. Il fut l'un des saints autrefois les
plus populaires et les plus célèbres par l'efficacité de ses intercessions.
D'abord très habile médecin, il devint évêque de Sébaste, en Arménie. Il quitta ensuite
son siège épiscopal pour s'enfuir en solitaire sur une montagne où il aurait eut pour
compagnie les bêtes fauves qui venaient chaque jour le visiter et recevoir, avec sa
bénédiction, la guérison de leurs maux.
Il fut arrêté et martyrisé d'abord par des coups de fouets puis par des peignes de fer,
avec lesquels on lui déchira le dos et tout le corps, avant que l'on essaye de le noyer
(mais il se mit d'après la légende à marcher sur l'eau) et que finalement on lui coupe
la tête.
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